Brèves d'Istanbul

D'Istanbul je tente de dresser le tableau de mon année Erasmus. Découverte d'une ville, d'un pays, de personnes. Une année qui s'annonce riche en expériences. Pour les photos c'est une autre adresse, mes capacités en informatique étant limités : clooo30487.skyblog.com

9.2.07

Ce message et les prochains seront en grande partie consacrés au récit de mon voyage en Iran, au fil des souvenirs.
La première partie de cette histoire débute dans une gare, rive asiatique. Un compartiment quatre couchettes comme décor. Train, bateau, train. Trois jours pour rejoindre Téhéran. 72 heures en tout.
Toute la Turquie à traverser. Les paysages défilent se ressemblent et diffèrent à mesure que l’on se rapproche de Téhéran. Aux grandes plaines du premier jour se substituent des étendues de neige pour enfin passer à travers des montagnes enneigées. Au rythme des rails que sillonne notre train on traverse des paysages arides aux arbres rachitiques. Quelque fois la machine traverse un village. Et plus on avance plus les habitations sont sommaires et l’on se rend compte du manque de développement qui subsiste encore dans ces régions éloignées du centre. La Turquie est vraiment un pays contrasté. Dans les jardins, malgré la neige et le froid que l’on devine depuis notre compartiment des vêtements sont étendus, glacés. Quand le nombre de maisons se fait plus important, on voit des écoles. Les enfants jouent dans la cour ; font signe au train de leur main ou lui lance des pierres. Au choix.

Le passage de la frontière se fait sans problème. Côté turc on sort du train pour la douane vers les minuits. Ensuite les policiers iraniens viendront frapper à notre porte plusieurs fois pendant la nuit pour prendre nos passeports et nous les rendre ensuite tamponnés et munis d’un permis de résidence provisoire. Le matin se lève sur l’Iran et ce sont les montagnes qui nous accueillent jusqu’à la tombée de la nuit. J’aurai le droit à un magnifique coucher de soleil depuis les vitres du wagon restaurant (pour ceux qui n’aiment pas le kebap riz, il faut prévoir les provisions !).

L’arrivée à Téhéran se fait attendre. 4 heures de retard mais en trois jours de voyage c’est presque normal. Enfin on arrive. Le train nous décharge et nous retrouvons Elyar, notre contact iranien qui nous accueille chez lui. Téhéran here we are !