Brèves d'Istanbul

D'Istanbul je tente de dresser le tableau de mon année Erasmus. Découverte d'une ville, d'un pays, de personnes. Une année qui s'annonce riche en expériences. Pour les photos c'est une autre adresse, mes capacités en informatique étant limités : clooo30487.skyblog.com

2.3.07

(ci-dessus : la mosquée de l'imam, une des plus belles du monde islamique)


Ispahan (Esfahan).


Nous sommes restés trois jours là bas. Petit éventail photo pour les monuments, cela vaut mieux que toutes les descriptions écrites...



C'est à Ispahan que l'on vole de nos propres ailes si je puis dire sans chaperon iranien pour nous orienter... A nous de trouver les sites touristiques, de répérer notre chemin et surtout les restaurants grace à notre super bible : Lonely Planet. Ainsi nous pouvons enfin savourer notre premier repas iranien au restaurant et je dois dire que nous ne sommes pas déçu. Avant toutes choses je vais préciser qu'en compagnie de nos amis iraniens, toutes les fois que nous sommes allés au restaurant c'était dans des fast food. On avait donc commencé à s'inquiéter de la cuisine iranienne. C'était avant d'aller à Hamedan et de goûter aux délicieux plats concoctés par la maman de Soroor. Résidait toujours cette angoisse quant aux restaurants. Qu'à cela ne tienne après près de quatre jours de fast food nos estomacs réclamaient du local ! Premier restaurant et agréable surprise. Le cadre est fort sympatique : des banquettes surélevées ornées de tapis où l'on s'assied en chaussette. Un serveur arrive ensuite pour installer un plastique qui servira de table. Un fontaine intérieure permet de diffuser un bruit agréable tandis que l'on mange la spécialité du coin allongés. Et lorsqu'arrive l'addition on se dit que vraiment la vie est belle. 50 000 Rials, ou 5 000 tomans, soit environ 5€ à deux. On n'ose même pas effectuer la comparaison avec un restaurant en France...



C'est à Ispahan aussi que l'on découvre le système des bus. C'est aussi difficile qu'à Istanbul (cf. messages précédents) mais d'une difficulté autre. Tout d'abord on commence par le commencement : les billets. Ces derniers s'achètent au guichet situé à côté de l'arrêt de bus. Jusque là ça va. Ensuite on monte dans le bus (comme nos capacités étant plus que limitées en farsi on prend seulement les bus circulant sur les axes principaux, c'est à dire au pif mais ils nous ont toujours emmené à destination...). Par acte de mimétisme je suis mes compagnes voilées tandis que Renaud se retrouve parqué sur le devant du bus avec les hommes. Les choses se corsent légèrement quand il s'agit de descendre du bus, en particulier quand le bus est plein à craquer. Je rappelle que nous n'avons toujours pas donné notre ticket (étant montés par les portes du milieu) et que les hommes sont à l'avant, les femmes à l'arrière. Et bien on descend toujours par le milieu (en tous cas pour la gente féminine c'est sûr, sauf quand c'est le terminus là tout le monde descend par l'avant, ces sieurs d'abord, nous ensuite). Donc je ne vous explique pas la cohue aux heures de pointes : il faut se frayer un chemin pour s'extirper du bus, puis se battre avec tous les entrants ! Car si vous m'avez suivie jusque là on entre et sort par la même porte... Et si vous me suivez toujours vous devez vous dire "et le ticket?". J'y arrive justement. Ce titre de transport qu'il faut avoir gardé précieusement est à donner à la sortie au conducteur. C'est à dire qu'une fois sorti du bus par la porte du milieu la personne rerentre par la porte avant pour valider son titre de transport. Qui a dit que les Romains étaient fous ? En même temps le prix du bus est tellement dérisoire que ça n'incite personne à tricher. 200 Rials, 0,01€...


Echantillon photo (sur les 800 prises au cours du voyage des choix s'imposent...), dans l'ordre : 1- Manar Jomban, les minarets vacillants. Ils ont une certaine particularité : si l'on s'appuie très fort sur l'un et qu'on se bascule l'autre va se mettre à bouger aussi. Le site est un mausolée. 2- ruines d'un temple zoroastrien qui domine la ville au sommet d'un colline. L'effort consiste à y aller après une nuit de pluie pour escalader les pentes sans glisser. Sensations garanties ! 3- Place de l'Imam, impressionante par ses dimensions, ancien terrain de polo. 4- Mosquée de l'Imam vue de dos au coucher du soleil. 5- La cathédrale arménienne de Vank (oui il y a autre choses que des musulmans en Iran !), dotée d'un musée arménien très fourni et de magnifiques fesques. 6- Non ce n'est pas une cheminée d'usine datant du XIX siècle. Et non la photo ne vient pas de quelque ville industrielle d'Angleterre ! Il s'agit du minaret de la mosquée d'Ali, en briques et haut de 48 mètres !