2 septembre 2006
Voilà. Le mois de turc intensif s’achève dans une semaine. Examens jeudi et vendredi. Ca devrait être assez light et facile je pense. Surtout qu’ils veulent tous qu’on réussisse le test. En attendant on a eu un jour férié cette semaine (ça compense avec le 15 août qu’on n’a pas eu, allez savoir pourquoi ! ). Bref le 29 août c’est la fête de l’indépendance. C’est tombé mercredi, en plein milieu de la semaine. A cette occasion, les fenêtres des immeubles se sont garnies de drapeaux turcs, allant d’une taille raisonnable jusqu’à des trucs immenses (je pense en particulier à ceux qui étaient sur notre campus). Dans la même idée, des posters géants d’Atatürk ont décoré les immeubles. C’était assez impressionnant de voir ça. Je m’attendais tout naturellement à voir tous les magasins fermés comme c’est le cas d’habitude en France et dans les autres pays européens. Mais j’avais oublié que je suis en Turquie, à Istanbul, et que même le dimanche ou à dix heures du soir il est possible d’aller faire son shopping ! Tout ça pour dire que tout était ouvert. Je suis donc allée avec une copine me renseigner pour nos prochaines vacances (comprenez par « prochaines », dans une semaine). En effet avec l’aide du Guide du Routard, on avait projeté sept jours de vadrouille le long de la Mer Noire, l’objectif initial étant de partir d’Istanbul pour arriver à Trabzon, ville située à l’est du pays, vers la frontière géorgienne. On pensait qu’on pouvait relier les villes de la Mer Noire en bus.
C’est ainsi que mercredi nous nous rendons à Kadiköy, avec pour objectif de démarcher les agences de voyage pour qu’elles nous aident à organiser notre périple, nous conseiller sur des hôtels, les bus à prendre etc. Nous nous retrouvons à marcher dans la rue, la tête en l’air pour repérer des panneaux d’agence de voyage, parce qu’en Turquie, quand des bureaux sont situés sur des étages, on le sait par des sortes de panneaux publicitaires qui habillent les immeubles. On atterrit dans un immeuble au deuxième étage, dans des bureaux climatisés, en face d’une dame qui ne parle pas l’anglais à essayer de faire comprendre que l’on souhaite partir sur la Mer Noire ou en Cappadoce. Malheureusement on se rend compte très vite que les agences de voyage (du moins pour celles qu’on a vu) ne proposent que des tours tous fais mais qu’elles ne peuvent aider les pauvres voyageurs comme nous à organiser un trip hors des circuits touristiques. Après s’être égarées dans les agences de voyage, on décide d’aller voir les compagnies de bus, puisque après tout c’est en bus que l’on veut se déplacer. Autant aller voir de leur côté les lignes qu’ils desservent etc. On se dirige sur la route face à l’embarcadère puisque c’est là que sont situées les bureaux des compagnies de bus et on demande en turc (ou plutôt on baragouine) s’ils ont des bus qui vont à la mer noire, dans telle ville etc. Ca se révèle trop compliqué pour la mer noire et les projets s’évaporent doucement dans l’air pollué d’Istanbul. En même temps un autre plan se monte, bien plus réalisable apparemment, celui de la Cappadoce et des cheminées de fée. En effet il y a des bus à partir d’Istanbul qui y vont pour un prix raisonnable et ensuite certaines distances peuvent être faites à pied, ou encore avec des bus municipaux si l’on en croit le GDR. Dans une semaine, ce sera donc la Cappadoce, sacs sur le dos et baskets au pied ! Si tout se déroule comme on l’espère bien entendu !
Cela m’amène à vous parler de mon logement que j’ai trouvé. J’investirai les lieux à partir de samedi prochain puisque les cours de turc se terminant, il va falloir quitter les dortoirs dans lesquels nous avons dormi pendant un mois. Pour l’instant je n’ai pas encore pris de photos des dortoirs et du campus mais dès que je les ai, promis je les mets en ligne pour que vous vous rendiez compte à quel point c’est glauque. Je ne comprends pas comment des gens peuvent vivre ici à l’année. Pour en revenir à l’appartement, je serai en colocation franco-turque. Je crois que l’on sera neuf en tout, un peu l’auberge espagnole alaturca, comme ils disent ici (à la turque). C’est très bien situé, à 20 min en bus de l’université, 10 minutes à pied de Taksim, là où sont situés les boîtes et les bars, et à 5 minutes de l’Istklal Caddesi, LA rue commerçante d’Istanbul ! Un meublé donc, où j’aurai ma chambre (avec balcon). Le premier appartement visité, a été le bon finalement. En effet j’en ai quand même visité plusieurs mais je suis restée sur ce coup de cœur. En plus il faut savoir que les logements à Istanbul sont des fois assez vétustes et que ça peut arriver de voir des cafards rôder dans les pièces. C’est ce qui est arrivé à deux allemands. De plus le quartier dans lequel je vais habiter a l’air très sympa, les colocs aussi, d’ailleurs deux qui suivent les cours de turc en ce moment vont y habiter aussi.
[je vous joins quelques photos sur l’autre site]


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