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Deuxième partie. Téhéran.
Je souligne qu’il est difficile de raconter un tel voyage. J’essaie de m’y prendre par ordre chronologique mais il se peut qu’il y ait des ellipses temporelles en fonction de l’avancement de mes souvenirs.
J’en étais restée à l’arrivée du train à Téhéran. Il est 23 heures et l’on sort enfin du train. Sac de montagne sur le dos, cela dénote un peu avec mon manteau. Le voile n’est pas pratique, cela tombe tout le temps. Première surprise : il fait très doux et l’on ne dirait pas que l’on est en altitude. Elyar nous accueille avec un de ses amis, Sina. On monte dans leur voiture et c’est parti pour aller chez Elyar. Malgré la fatigue du voyage et l’obscurité ambiante, durant tout le trajet j’ouvre grand les yeux pour ne pas en perdre une miette. Après le calme des montagnes et des étendues blanches, c’est le brouhaha des voitures. Beaucoup de monde dans les rues, et de surcroît beaucoup de circulation. En outre nos nouveaux amis nous expliquent qu’on arrive à une mauvaise période étant donné que le sur-lendemain et le jour d’après, c’est à dire lundi et mardi, tout est fermé pour cause de fête religieuse. L’Iran étant un pays musulman chiite ils commémorent la mort de l’imam Hussein lors de la bataille de Kerbala.
A cette occasion, les villes portent vraiment le deuil puisque les rues sont ornées de drapeaux noirs, les commerces, restaurants, musées… sont fermés. Ce sont des vacances conçues spécialement pour pleurer. Par ailleurs énormément de voitures portent des inscriptions peintes sur leur vitre arrière telles que « Ya Hossein ».
Concernant l’organisation de Téhéran, cette ville contraste avec Istanbul ; en ce sens qu’elle est plutôt une ville plate : pas de grands immeubles mais plutôt de petits bâtiments à quatre ou cinq étages maximum. Peut être du fait d’un alphabet différent, j’ai l’impression de retrouver le Maroc parfois avec les boutiques au rez-de-chaussée et les bâtiments en brique.
La ville s’étend du Sud jusqu’aux montagnes au Nord. C’est selon cet axe aussi que s’échelonnent les inégalités et les différences de revenus entre les habitants de cette mégapole. Ainsi plus on va au Nord, plus l’air est pur et plus les appartements sont prisés. C’est d’ailleurs là, sur les hauteurs que l’on peut voir d’immenses immeubles avec villas sur le toit pour un prix d’achat avoisinant les 10 000$ le mètre carré. Avis à ceux qui travaillent dans l’industrie pétrolière !.jpg)
Par ailleurs, ce qui choque à Téhéran c’est la circulation. Il y a des voitures fusant de toute part et la conduite dans cet environnement peut se révéler au premier abord quelque chose d’impossible, voire de suicidaire pour un non initié. En fait après quelques minutes passées à l’intérieur d’une des nombreuses « pride » qui peuplent en masse le parc automobile d’Iran, on comprend que malgré un carphanaeum apparent il existe des règles. Tout d’abord ici les ceintures de sécurités sont obligatoires pour les passagers avant sur les grands axes routiers. Ensuite l’usage du klaxon est beaucoup moins répandu qu’à Istanbul, peut-être cela vient il du fait du nombre réduit de taxis que nous voyons en comparaison à l’anciennes Constantinople ou les voitures jaunes sont en sur quantité. Une fois que vous avez assimilé ces règles premières il vous reste à savoir quelques éléments supplémentaires. Les rues à sens unique peuvent s’emprunter dans le sens interdit à la circulation si c’est pour une courte distance. Il ne faut pas être étonné des nombreux feux oranges qui clignotent de façon incessante c’est normal ils ne sont pas cassés comme on pourrait le croire en France. Ici cela veut signifie qu’il y a un croisement et donc qu’il faut faire attention. De toute manière l’attention est perpétuelle, que ce soit pour doubler, anticiper le doublage sur la droite de la voiture venant de derrière… Trouver une place de parking au plus proche de son lieu de résidence est souvent un défi et le conducteur Téhéranais a plutôt intérêt à avoir à ses côtés un copilote. Ce dernier ira le moment venu faire un repérage quant aux places disponibles, passera un coup de téléphone à son pilote et enfin gardera sauvagement la place convoitée face aux prétentions des autres voitures passant par là. Enfin l’on peut faire la délicate manœuvre qu’est le créneau, ouvrir les portière les refermer et se diriger vers l’appartement.
De Téhéran on n’aura pas visité grand chose mais on aura surtout appris à connaître un petit groupe de jeunes Téhéranais fort sympathiques qui nous ont accueillis le cœur sur la main. C’est donc Elyar, Sina, Hamed et sa femme Soroor qui remplissent officiellement les fonctions de guide de Téhéran. Si vous me demandez ce qu’il en est du palais du Golestan, ou des joyaux de la Couronne, je risque de ne pas vous être d’un grand secours.
Par contre j’ai appris à dire « pè salomati » en farsi. Cela équivaut à notre « Santé ! » français, et à prononcer seulement lorsque les verres contiennent de l’alcool. Ici en l’occurrence c’était du whisky, mélangé à de la bière iranienne, garantie 0,00% ! Ainsi si l’on connaît les fournisseurs, malgré l’interdiction en vigueur, trouver de l’alcool est une affaire aisée..jpg)
Je m’arrête ici pour Téhéran. D’autres photos suivront en rapport avec les visites de la ville.
Il y a tant de choses à raconter qu’en faire le récit se révèle être une tache quasi impossible, tellement j’en oublie.
Je souligne qu’il est difficile de raconter un tel voyage. J’essaie de m’y prendre par ordre chronologique mais il se peut qu’il y ait des ellipses temporelles en fonction de l’avancement de mes souvenirs.
J’en étais restée à l’arrivée du train à Téhéran. Il est 23 heures et l’on sort enfin du train. Sac de montagne sur le dos, cela dénote un peu avec mon manteau. Le voile n’est pas pratique, cela tombe tout le temps. Première surprise : il fait très doux et l’on ne dirait pas que l’on est en altitude. Elyar nous accueille avec un de ses amis, Sina. On monte dans leur voiture et c’est parti pour aller chez Elyar. Malgré la fatigue du voyage et l’obscurité ambiante, durant tout le trajet j’ouvre grand les yeux pour ne pas en perdre une miette. Après le calme des montagnes et des étendues blanches, c’est le brouhaha des voitures. Beaucoup de monde dans les rues, et de surcroît beaucoup de circulation. En outre nos nouveaux amis nous expliquent qu’on arrive à une mauvaise période étant donné que le sur-lendemain et le jour d’après, c’est à dire lundi et mardi, tout est fermé pour cause de fête religieuse. L’Iran étant un pays musulman chiite ils commémorent la mort de l’imam Hussein lors de la bataille de Kerbala.
A cette occasion, les villes portent vraiment le deuil puisque les rues sont ornées de drapeaux noirs, les commerces, restaurants, musées… sont fermés. Ce sont des vacances conçues spécialement pour pleurer. Par ailleurs énormément de voitures portent des inscriptions peintes sur leur vitre arrière telles que « Ya Hossein ».Concernant l’organisation de Téhéran, cette ville contraste avec Istanbul ; en ce sens qu’elle est plutôt une ville plate : pas de grands immeubles mais plutôt de petits bâtiments à quatre ou cinq étages maximum. Peut être du fait d’un alphabet différent, j’ai l’impression de retrouver le Maroc parfois avec les boutiques au rez-de-chaussée et les bâtiments en brique.
La ville s’étend du Sud jusqu’aux montagnes au Nord. C’est selon cet axe aussi que s’échelonnent les inégalités et les différences de revenus entre les habitants de cette mégapole. Ainsi plus on va au Nord, plus l’air est pur et plus les appartements sont prisés. C’est d’ailleurs là, sur les hauteurs que l’on peut voir d’immenses immeubles avec villas sur le toit pour un prix d’achat avoisinant les 10 000$ le mètre carré. Avis à ceux qui travaillent dans l’industrie pétrolière !
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Par ailleurs, ce qui choque à Téhéran c’est la circulation. Il y a des voitures fusant de toute part et la conduite dans cet environnement peut se révéler au premier abord quelque chose d’impossible, voire de suicidaire pour un non initié. En fait après quelques minutes passées à l’intérieur d’une des nombreuses « pride » qui peuplent en masse le parc automobile d’Iran, on comprend que malgré un carphanaeum apparent il existe des règles. Tout d’abord ici les ceintures de sécurités sont obligatoires pour les passagers avant sur les grands axes routiers. Ensuite l’usage du klaxon est beaucoup moins répandu qu’à Istanbul, peut-être cela vient il du fait du nombre réduit de taxis que nous voyons en comparaison à l’anciennes Constantinople ou les voitures jaunes sont en sur quantité. Une fois que vous avez assimilé ces règles premières il vous reste à savoir quelques éléments supplémentaires. Les rues à sens unique peuvent s’emprunter dans le sens interdit à la circulation si c’est pour une courte distance. Il ne faut pas être étonné des nombreux feux oranges qui clignotent de façon incessante c’est normal ils ne sont pas cassés comme on pourrait le croire en France. Ici cela veut signifie qu’il y a un croisement et donc qu’il faut faire attention. De toute manière l’attention est perpétuelle, que ce soit pour doubler, anticiper le doublage sur la droite de la voiture venant de derrière… Trouver une place de parking au plus proche de son lieu de résidence est souvent un défi et le conducteur Téhéranais a plutôt intérêt à avoir à ses côtés un copilote. Ce dernier ira le moment venu faire un repérage quant aux places disponibles, passera un coup de téléphone à son pilote et enfin gardera sauvagement la place convoitée face aux prétentions des autres voitures passant par là. Enfin l’on peut faire la délicate manœuvre qu’est le créneau, ouvrir les portière les refermer et se diriger vers l’appartement.
De Téhéran on n’aura pas visité grand chose mais on aura surtout appris à connaître un petit groupe de jeunes Téhéranais fort sympathiques qui nous ont accueillis le cœur sur la main. C’est donc Elyar, Sina, Hamed et sa femme Soroor qui remplissent officiellement les fonctions de guide de Téhéran. Si vous me demandez ce qu’il en est du palais du Golestan, ou des joyaux de la Couronne, je risque de ne pas vous être d’un grand secours.
Par contre j’ai appris à dire « pè salomati » en farsi. Cela équivaut à notre « Santé ! » français, et à prononcer seulement lorsque les verres contiennent de l’alcool. Ici en l’occurrence c’était du whisky, mélangé à de la bière iranienne, garantie 0,00% ! Ainsi si l’on connaît les fournisseurs, malgré l’interdiction en vigueur, trouver de l’alcool est une affaire aisée..jpg)
Je m’arrête ici pour Téhéran. D’autres photos suivront en rapport avec les visites de la ville.
Il y a tant de choses à raconter qu’en faire le récit se révèle être une tache quasi impossible, tellement j’en oublie.
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